Ceci est notre destination finale avant notre retour à la maison. Notre dernier article d’intérêt public.
Sur la route du retour, nous faisons le bilan de notre voyage, nos préférences, nos coups de coeur et nos petites mésaventures coquines. A trois reprises, nous rencontrons des communautés Mennonites Orthodoxes en calèche tirées par des chevaux avec les femmes habillées comme autrefois d’allure petite maison dans la prairie.

Parfois, pour briser la monotonie des forêts nous écoutons des chansons de paroliers québécois, français comme Charles Aznavour et nous chantons les refrains en choeur, nous faisant vivre des émotions de joie en pensant qu’on arrivera bientôt chez nous. Cette joie est mélangée parfois à la mélancolie de tous ces beaux moments vécus dans l’ouest Canadien, des coins de paradis.
Des anges nous ont protégés car à trois reprises nous avons failli faire un face à face avec une auto qui dépassait en sens inverse, nous avons dû freiner et même évaluer rapidement l’accotement comme possibilité de sauvetage. L’adrénaline se déchargeait me rappelant que je tiens à la vie. Merci aussi à tous ceux qui nous ont parlé de leurs suggestions de visites de l’ouest Canadien. Entre voyageurs canadiens, nous nous donnons des informations concernant où coucher gratuitement et où se ravitailler à bon marché.
Notre petit VR très fiable et vintage, Aristide, qui attirait l’attention de plusieurs personnes, faisant en sorte qu’on parlait à beaucoup de monde, notre plaque de retraité qui en fait rire plus d’un. Au camping Rabbit Blanket, dans le parc provincial du lac Supérieur, nous rencontrons des québécois au nom de Marie-Claude et Martin qui se dirigent vers Calgary, ils ont vécu une tornade en juin dans un camping non loin d’Ottawa,ils se sont protégés en dessous de la table de pic nic. S’ils étaient demeurés dans leur VR, ils n’auraient probablement pas survécu car ce fut une perte totale,comme quoi nous avons tous des anges qui nous protègent.
Sur la route du retour, nous revisitons le parc Bell à Sudbury. Depuis notre passage au printemps, les fleurs ont poussé et sont harmonieusement disposées.Les petits des bernaches sont devenus adultes et on ne peut les distinguer de leurs ainés. Nous rencontrons un couple super sympathique de Laval qui ,comme nous, voyage en VR du nom de Jolen et Yves. Nous partageons nos expériences de voyages respectives.





Au lendemain,nous débutons notre journée avec un déjeuner chez Cora, afin de souligner nos 35 ans de mariage.En route, nous arrêtons à North Bay pour se ravitailler et pour se rafraichir dans le lac Nipissing. Une belle plage , bien entretenue par la ville. Nous n’hésitons pas une minute pour entrer dans l’eau car le mercure a monté jusqu’à 36C mais on l’a ressenti comme s’il faisait 40C. Cette chaleur humide était écrasante. Après la pause, nous continuons jusqu’au parc provincial Driftwood, en bordure de la rivière des Outaouais. Dès notre arrivée, l’eau nous appelle car le rafraîchissement est nécessaire à notre survie. Nous passons les jours qui suivent à nous reposer et à faire du kayak.





Le kayak , quelle aventure, une campeuse m’avait parlé d’une petite chute sur une rivière de l’autre côté de la rivière des Outaouais, à peu près 5 km du camping. Quand nous débutons le kayak, le vent soufflait de face avec une vague d’au moins 30cm. Après 1km, Gilles rebrousse chemin car sa douleur dorsale augmente avec la position dans le kayak et préfère ne pas empirer sa condition. Je continue donc seule en cherchant l’embouchure de la rivière; je me guide sur la morphologie des arbres lointains pour m’orienter. J’arrive enfin à cette rivière où l’eau calme m’enchante, la vraie nature. Je progresse aisément à la recherche de cette chute qui m’avait tant motivée. Après chaque petite baie aucune chute en vue. Après deux heures de kayak , j’ai dû calmer mon ambition et rebrousser chemin car ma location se termine deux heures plus tard. Au retour, le courant et la vague m’aident à retraverser la rivière mais arrivée de l’autre côté, je ne retrouvais pas l’ile en guise de référence du camping, j’ai dû longer la côte à contre courant et affronter la vague pour arriver à la plage où je suis partie. Pendant ce temps, un peu découragée, j’ai pensé à mon père qui me parlait des flots comme des défis à relever. J’arrive enfin au grand plaisir de Gilles, fière d’avoir fait 12km de kayak.




