Après avoir fait le ravitaillement nécessaire, nous quittons Kamloops d’abord sur la route 97 où l’on passait parmi les ranchs. Entre les montagnes arides, des terres fertiles d’un vert éclatant où les chevaux erraient en toute liberté. Nous traversons même un immense vignoble. Après une heure de route nous nous engageons sur la route 99. Cette dernière suivait le fleuve Fraser. Au début, elle était sinueuse avec quelques collines. Nous nous arrêtons quelques fois dans les haltes de la province, aménagées pour passer la nuit, à des coûts très minimes. C’est par la suite que la route devient un défi en soi car nous roulions sur le dessus du canyon du fleuve Fraser, la route en serpentin et montagne russe. Nous devions prendre les courbes à 30km/h. Gilles conduisait, il aimait l’adrénaline de la conduite sportive mais moi à côté, je tenais fort la poignée de la porte , je sentais la peur m’envahir et mon imagination de sortie de route était incontrôlable. Bref , nous arrêtons dans un parc très boisé pour dormir.





Après une nuit apaisante, nous allons au village touristique de Whistler. Ce village construit pour accueillir les athlètes des jeux olympiques de 2010 a été transformé en hôtels, boutiques , restaurants , même coins détente pour adultes et enfants. Au coeur du village, aucun véhicule n’y circule, seulement les vélos et les touristes. Beaucoup y viennent pour le vélo de montagne. Les pistes cyclables sont partout et on peut rouler le long du lac Vert, nommé ainsi en raison de sa couleur.
Plusieurs activités sont offertes mais nous sommes attirés par celle du nom de « peak two peak » nous prenons la gondole qui nous monte au sommet, environ 20 fois minutes puis là haut, nous en prenons une autre plus grosse qui traverse d’un sommet à un autre. Nous choisissons celle dont le plancher est en verre, question d’augmenter notre adrénaline. Il faut 11 minutes pour traverser. Sur l’autre mont la vue est grandiose, un bassin de rétention est aménagé et l’eau est turquoise. Nous marchons donc jusqu’à un remonte pente sur chaise pour aller encore plus haut afin de passer sur un pont suspendu en structure de fer. Le vertige m’envahissait mais Gilles m’a pris la main question de mourir ensemble advenant un décrochage. Il était attaché à deux pics rocheux. C’est la première fois de ma vie que je suis plus haute qu’un avion en vol. Un vent froid soufflait, la neige était présente, les enfants faisaient des petits bonhommes de neige. Après la descente, nous visitons le village aux architectures suisses et terminons notre superbe journée dans un pub sur une terrasse car le soleil éblouissait. Après le souper nous reprenons la route pour coucher à Squamish, une belle petite ville au milieu des montagnes où les vélos ont toutes leurs places.




















